Stairway to heaven : un voyage initiatique

Stairway to heaven : un voyage initiatique

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Présentation de l'éditeur

«And she's buying a stairway to heaven», chante Robert Plant lors d'un concert de rock de Led Zeppelin. Cela doit être en 1973 à Stockholm. J'ai treize ans, je suis perdue très loin dans la foule, une canette de bière à la main, et pour moi le mot ciel n'a aucun sens. Je ne peux pas imaginer, dans le vide intérieur absolu qui m'habite, qu'un jour je trouverai un escalier dressé vers le ciel et que je commencerai à grimper vers les étoiles.

À la fin des années 1970, la jeune et intrépide Sofie décide de se mettre en route pour chercher la vérité à travers le monde. Un kibboutz israélien, un ashram indien, les plages australiennes, le yoga, rien n'apaise sa soif spirituelle... jusqu'à ce qu'elle rencontre le Christ. Devenue religieuse, elle relit aujourd'hui ce voyage initiatique. Ses aventures nous révèlent la grande délicatesse d'un Dieu qui vient à notre recherche jusque sur nos chemins les plus tortueux.

Soeur Sofie Hamring est une religieuse dominicaine très connue en Suède, où ses ouvrages rencontrent un vif succès.

Extrait du livre

Le feu des souvenirs

Debout devant le feu, j'arrache une à une les pages de mon journal et les jette dans le brasier où elles disparaissent. Les années, les souvenirs, les pensées, les citations forment une flamme ardente avant de retomber en cendres. Dans la colonne de fumée qui s'élève du jardin de cette petite maison de la région de Stockholm, on reconnaîtrait presque l'odeur d'encens d'un ashram, la fleur de miel d'un sentier de méditation, la senteur acre de la marijuana, le curry indien, les parfums exotiques et la puanteur des bidonvilles, l'air pur et léger des régions montagneuses du Népal, la moxa fumante des acupuncteurs. Une vague odeur de vêtements s'échappe aussi d'entre les pages, comme s'ils avaient séché dedans comme des fleurs. Ces vêtements usés jusqu'à la corde, tellement portés qu'ils ont fini par prendre la forme de mon corps. Une robe bédouine brodée, un tee-shirt aux manches déchirées, cadeau de Matthew, une jupe couleur abricot brodée de fil d'argent, oeuvre d'un tailleur de Pondichéry. Tout cela, symboliquement livré au feu, brûle comme un vieux parchemin, comme une partie de moi-même. Entre les pages calcinées, quelques poètes et maîtres à penser laissent entendre un dernier soupir : Hesse, Dylan, Castaneda, Sri Aurobindo...
Faut-il vraiment que je détruise tout cela ? «Dont think twice, it's alright !»] chante Dylan de sa voix rauque, tandis que la guitare, symboliquement jetée au feu, brûle en même temps que le texte et les accords, qui me restent pourtant dans les doigts après toutes ces soirées passées dans les auberges de jeunesse, où les joints passaient de l'un à l'autre et où chacun à sa guise devenait pour un instant Dylan, Joni Mitchell, John Lennon, Janis Joplin ou quelque autre idole.
En quelques heures, les années 1970 à 1984 disparaissent à tout jamais : depuis ce jour de Noël de mes dix ans où j'ai reçu en cadeau un agenda à couverture rouge jusqu'au jour où j'ai brusquement cessé de tenir mon journal. La vie avait pris une telle consistance qu'il n'était plus nécessaire de l'écrire et la plume m'est tombée des mains.
Une page nouvelle s'est ouverte désormais et je jette au feu tout le passé. Je veux entrer au couvent avec un bagage léger. Encore plus léger que celui que j'avais emporté en Inde et qui ne contenait que quelques vêtements, un savon, du dentifrice, un sac de couchage et le guide de voyage : Across Asia on the Cheap.
Avant que tout ne disparaisse au feu, je lis un peu au hasard une citation ou une pensée au frère Joseph, assis dans l'herbe à côté de moi. «Il n'est pas difficile de croire en Dieu, avais-je écrit, mais que Dieu puisse m'aimer moi, c'est absolument impossible.» Tel était bien le fond de ma pensée il y a quelques années. Ce n'était ni accès de mélancolie, ni spéculation philosophique, mais un cri désespéré. Je peux maintenant brûler cet appel au secours, la bouteille jetée à la mer peut se briser. À quoi bon garder les traces de cette angoisse alors qu'elle a disparu, comme volatilisée à la chaleur d'un feu autrement plus ardent. Avec un sentiment d'invulnérabilité, j'arrache aussi cette page de mon journal et je la jette au feu. J'ignore encore tout des chemins de la foi, qui passent par bien d'autres nuits.
(...)

Les mots préférés de Soeur Sofie Hamring

  • «Oui»
     
    «Oui». Toujours essayer d' adhérer à ce qui advient, ne pas s'opposer au réel, même quand il nous contrarie ou blesse. Se laisser faire, sans pour autant manquer de résistance, mais - tel un surfer - naviguer sur les vagues des évènements de la vie. Choisir librement quand il faut plonger et quand il faut s'envoler. Souplesse, abandon et acceptation.
     

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