Burkina Faso : pays des hommes intègres

Burkina Faso : pays des hommes intègres

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Présentation de l'éditeur

Le Burkina Faso ne se visite pas : il se découvre au fil des rencontres et des échanges avec un peuple qui, en dépit de conditions de vie particulièrement difficiles, est d'une affabilité et d'une tolérance exceptionnelles. De plus, la forte cohésion sociale a permis au pays de surmonter les graves crises qu'il a traversées récemment, de réussir sans heurts des élections présidentielles libres et de remettre le pouvoir aux civils.
Terre d'accueil et de traditions, du Sud-Ouest verdoyant aux dunes d'Oursi à la lisière du Sahara, le Burkina Faso a su mettre en valeur ses véritables richesses : culture, artisanat, musique. Celles-ci ont donné naissance à de nombreuses manifestations dont plusieurs se sont imposées au niveau international, tels le Fespaco, le plus important festival de cinéma francophone africain, ou le Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou (SIAO). Les magnifiques sites protégés, où toutes les espèces de grands mammifères d'Afrique de l'Ouest sont présentes, offrent des possibilités intéressantes de safaris vision ou photographiques.

Sylviane Janin a connu l'Afrique de l'Ouest en 1976. Depuis, elle y a passé plus de huit ans, dont quatre au Burkina Faso, pays qu'elle affectionne particulièrement. Il a été le centre de gravité de la plupart des voyages de l'auteur, sensible à son décor soudano-sahélien, l'hospitalité de ses habitants et ses richesses culturelles.

Extrait du livre

INTRODUCTION

Pas de plages, pas de forêts impénétrables, ni de cocotiers... on ne visite pas le Burkina Faso pour ses paysages. On essaie seulement de se faire l'hôte discret d'un peuple qui vit dans un monde où les richesses ne sont pas vénales, un peuple qui a su conserver sa culture et qui, malgré sa lutte quotidienne pour la vie, prend le temps d'accueillir et de partager.
Pays enclavé et dépourvu des attraits recherchés par le tourisme de masse, le Burkina Faso (se prononce «bourkina fasso») a le mérite de s'être fait connaître pour la gentillesse et l'hospitalité de ses habitants, ainsi que pour sa diversité ethnique et ses richesses culturelles.
Ce territoire fut créé en 1919 lors de la colonisation française, puis dissous et partagé entre les États voisins en 1932, pour être enfin reconstitué en 1947. Il a été nommé «Haute-Volta», car c'est sur son sol que les trois affluents qui forment la Volta (Volta Rouge, Volta Noire et Volta Blanche) prennent leur source. Jusqu'en 1984, le drapeau voltaïque était composé de ces trois couleurs, en bandes verticales.
Le 4 août 1984, le capitaine Thomas Sankara, chef de l'État, renomma le pays «Burkina Faso», qui signifie «Pays des Hommes Intègres» (burkina veut dire «intégrité» en mooré, et faso «pays» ou «terre» en dioula). Les trois Volta furent également rebaptisées, respectivement Nazinon, Mouhoun et Nakambé.
Bien que très différentes les unes des autres, les nombreuses ethnies du Burkina Faso ont été unies dès le début du 20e siècle par un dénominateur commun : sans ressources exploitables, elles étaient les laissées-pour-compte de la colonisation française. C'est certainement l'un des facteurs qui a rendu possible leur cohabitation sans heurts sous le même drapeau, tout en préservant leurs cultures et leurs traditions respectives.
En dépit des divers revirements politiques qui se sont produits depuis l'indépendance en 1960, le Burkina Faso a toujours échappé au fléau des guerres tribales ou civiles qui ravagent tant de nations africaines.
A la fois fatalistes et combatifs, les Burkinabé acceptent le malheur, la maladie ou la mort avec sagesse et résignation, mais ils manifestent un véritable acharnement au travail et un grand courage face à l'adversité. Peu habitués à la facilité, ils ont acquis un esprit de solidarité qui leur a permis d'affronter les épreuves telles que la sécheresse ou la désertification. Avec le pauvre capital que la nature leur a donné et leurs bras pour seuls outils, ils ont appris à s'en sortir avec rien ou très peu, et finalement peut-être bien mieux que certains pays plus choyés par les dieux.
Au début des années quatre-vingts, une compagnie charter fut à l'origine de l'arrivée de nombreux touristes. Quelques années plus tard, Thomas Sankara donnait au peuple une impulsion nouvelle pour un retour aux sources de la culture, qui inversa le courant : les Burkinabé, jusqu'alors demandeurs, prirent conscience de la valeur de leurs traditions et de leur artisanat, véritables richesses du pays qui devenaient des attraits touristiques.
Le Burkina Faso possède aujourd'hui une identité propre. Il est devenu la terre d'accueil de nombreux événements internationaux, dont les plus importantes manifestations culturelles d'Afrique de l'Ouest.
Ce guide présente les particularités géographiques et historiques du Burkina Faso ainsi que les différentes cultures des peuples qui l'habitent, tout en ne perçant pas, par volonté de respect, les secrets de certains rites ou coutumes. Il aidera le visiteur à mieux saisir la complexité des traditions séculaires qui régissent la vie des Burkinabé.
Les suggestions de lecture proposées en fin d'ouvrage permettront au lecteur intéressé d'approfondir certains sujets qu'il n'a pas été possible de développer dans cet ouvrage.

Les mots préférés de Sylviane Janin

  • «Dignité»
     
    Dignité, parce que la dignité se gagne par des comportements, par une attitude, et elle ne peut pas s'acheter. C'est l'un des mots qui caractérisent le mieux le peuple burkinabè, auquel je suis très attachée depuis près de quarante ans.
     

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